bookalicious

Mais comment elles font???

Mais comment elles font, ces reines de la blogosphère, pour écrire tous les jours? ??  Pour aller travailler, s'occuper éventuellement du mari, éventuellement des enfants, éventuellement d'elles-mêmes, aussi, voir leurs copines, sortir, aller au ciné, aller au théâtre, et....publier des billets tous les jours sur leurs blogs respectifs ?

Parce que moi, je ne sais pas. Et j'aimerais bien comprendre. Et avoir un peu de ces pilules miracles qui te permettent d'être sur tous les fronts...Parce que, quand même, c'est pas possible, elles doivent prendre des trucs... ???

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De l'amour des livres...

En ce moment, je suis en train de lire un roman japonais, Le Scandale.

Ça fait longtemps que je m'intéresse aux écrivains orientaux, plus précisément japonais. J'ai démarré avec l'excellent Balzac et la petite tailleuse chinoise, puis j'ai découvert Haruki Murakami et son Kafka sur le rivage, puis la Course au mouton sauvage du même auteur, ensuite le bouleversant Joueuse de Go de Sa Shan, et enfin, le Scandale, par Shusaku Endo.

Le billet d'aujourd'hui n'a pas grand-chose à voir avec ces écrivains, mais c'était juste pour planter le décor. Donc, je disais que j'étais en train de lire Le Scandale, un livre assez surprenant, sachant qu'il m'a carrément été imposé (donc, de force) par le libraire, histoire de compenser le fait que je n'arrivais pas à mettre la main sur Les Amants du Spoutnik, de mon ami Murakami. Cependant, le libraire s'est avéré plutôt bien inspiré puisque passé les dix premières pages, je n'arrive plus à lâcher le roman. Mais là n'est toujours pas la question.

La question, c'est de savoir que c'est plutôt très bien écrit, que l'histoire est plutôt intéressante, l'intrigue plutôt passionnante, les personnages plutôt fascinants, et pourtant...

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répondez moi, sivouplaît...

J'ai honte de ce que je vais dire...après avoir baratiné ceux qui voulaient bien m'entendre que je n'écris pas pour la postérité, ni pour la célébrité (ce serait mal parti...), mais pour l'amour de la littérature, pour express myself, coucher mes idées sur le papier, je dois avouer que je commence à me sentir seule ici. Je sais que mes lecteurs/lectrices se comptent sur les doigts d'une main (au fait, je vous aime, je vous l'ai déjà dit ?), et ça ne me dérange pas plus que ça. Je leur dis même merci de continuer à me lire, même si je sais que je n'écris pas très régulièrement. Seulement, je commence à avoir soif de partage, de réponse, de réciprocité. De commentaires, quoi... :-)

Alors, je voudrais vous proposer quelque chose. A l'instar de la grande Hélène de monblogdefille, qui nous demande de temps en temps de décrire les vêtements qu'on porte (je me suis faite piéger : la seule fois où j'ai participé, je portais un pyj avec la bave de mon bébé sur mon épaule...), on pourrait, par exemple, décrire le livre qu'on lit en ce moment. Nos impressions, nos sentiments, ce genre de choses, quoi.

Et si vous êtes deux à me répondre, ça sera deux commentaires que je lirais avec plaisir :-)

Voilà. Je commence. En ce moment, je lis Lolita, de Vladimir Nabokov, Le lolita qui a inspiré tellement de cinéastes et de chanteurs. Mes impressions ? Mitigées...un grand écrivain, un grand livre, une écriture sublime, mais qui met mal à l'aide. Je vous en parlerais plus en détail dès que je l'aurais fini...

Biz

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Sad, sad beautiful Tangier...

Je suis déçue. Non, plus que ça, dégoûtée. Et tiens, pire, en colère. Parce qu'on a encore raté le coche. Depuis le temps qu'on prépare le terrain à cette exposition universelle de mes deux, qu'on construit des bâtiments, qu'on balaye les rues, qu'on plante des arbres et des fleurs, qu'on aménage la corniche, il a fallut que cet événement nous file encore entre les doigts. Je vois d'ici la tête désabusée des milliers d'enfants qu'on a réquisitionné dans les écoles pour leur distribuer des petits drapeaux colorés et leur demander de les agiter dans la rue en criant : « Tanger 2012, on y croit ! ». Et le couillu, lui, ne s'en remet toujours pas. Il cuve son chagrin au dessus de sa tasse de café, l'oeil torve, et il a prévenu ses collègues que si l'un d'entre eux lui adressait la parole, il ne répondait plus de ses actes...

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Petit mot avant dodo

Trop naze pour écrire aujourd'hui...Pourtant, il a deux livres dont j'ai super hâte de parler, le bouleversant Maison aux esprits, d'Isabel Allende, et l'étrange Course au mouton sauvage, d'Haruki Murakami. Mais voilà, bébé ne voulait pas dormir , donc maman a du s'en occuper à temps plein, pendant que le couillu (ou l'Homme, si vous préférez) était pris par sa play station (non mais, où va-t-on?)...

 En ce moment, je suis en train de lire Le roman des Jardin, d'Alexandre Jardin. J'avais beaucoup aimé Autobiographie d'un amour, du même auteur, j'avais donc hâte de réitérer l'expérience. ça s'annonce pas mal du tout...

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Plaisirs inconnus...

Me promener dans la rue, aller là où mes pas me mènent, le visage baigné par le soleil, être attirée par une jolie petite façade, une porte dérobée, y entrer, respirer le parfum envoûtant du papier, des couvertures cartonnées, plastifiées, reliées, mettre un petit panier à mon bras, me balader entre les rayons, bercée par une douce musique, entendre résonner mes pas feutrés sur le parquet, lire un résumé, aimer, déposer le livre dans le panier, me lover dans un fauteuil, boire un thé, discuter de mes auteurs préférés avec la gentille conseillère, faire mon choix parmi la pile de bouquins posée sur la petite table basse, en reposer certains sur leurs étagères, la mort dans l'âme, en me promettant de revenir les chercher, en prendre d'autres sous mon bras, me diriger vers la caisse, le cœur battant, à l'avance excitée par la longue nuit blanche qui s'annonce, et me rendre compte, au pas de la porte, que le soleil est déjà couché, que le temps s'est arrêté dans cette adorable librairie où je me suis sentie chez moi le temps d'une après-midi...

Et ben non.

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Mais qu'est-ce que je fous ici?

 

Quand j'étais petite, le meilleur cadeau que mes parents pouvaient m'offrir, et bien c'était un livre. Non, pas une poupée barbie (je les trouvais moches, trop plastiques pour faire vraies), pas un de ces derniers jeux à la mode (je créais mes jeux moi-même), mais un bouquin. J'avais une préférence pour la comtesse de Ségur, et le club des cinq. Non, en vérité, j'avais commencé par lire les romans que je trouvais dans la bibliothèque de mes parents, et c'est comme ça que, à l'âge de onze ans, j'avais déjà dévoré toute la série des « Jalna », et quelques autres livres qui n'étaient pas vraiment de mon âge. Je les prêtais même à ma maîtresse de français. C'est comme ça aussi que je suis tombée sur l'encyclopédie du « sexe, mode d'emploi », et que ma première vision du plaisir a été franchement traumatisante puisque je l'ai logiquement associée à mes parents... Mais ça, c'est une autre histoire...

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